10/11/2014

Ecole et cours d'appui: le mensonge

cours d'appui.jpgVoilà un article qui démontre encore une fois la position des journalistes vis-à-vis de la politique. On marche sur des œufs, on ne critique pas l’État et surtout on lui trouve un autre acteur qui peut jouer le rôle d'accusé.

En l’occurrence, ce sera les parents pour les problèmes des enfants en classe, actuellement, à Genève. De plus en plus de soutien est réclamé par les enfants eux-mêmes ou les parents qui paient cher ce service pour aider leur progéniture à avancer. Non pas pour forcer à entrer jusqu'à l'université mais surtout pour acquérir des bases qui leur font ou feront défaut plus tard. Il ne faut pas oublier que pour un apprentissage, déjà difficile à trouver, les notes doivent être à la hauteur pour être accepté dans un stage. Il est essentiel aujourd'hui qu'un élève doive lire, écrire, compter et connaître une langue étrangère pour son futur. Or, beaucoup ne connaissent pas cette base et souvent finissent à l'ECG par dépit sans trop savoir ce qu'ils feront plus tard.

Des cours d'appui payés par des parents qui veulent le meilleur pour leurs enfants est un crime? Non, cela démontre l'incompétence de certaines classes et de certains professeurs qui n'iront pas plus loin, ne désirent pas s'impliquer pour des élèves qui ont plus de difficultés que d'autres et donc éviter une surcharge de travail gratuite. Autant faire payer pour ne pas mettre en retard un programme qui change chaque année et ne trouve pas sa place dans le domaine scolaire. Les enfants ne savent plus où ils en sont avec des matières qui augmentent ou qui disparaissent ainsi que leurs parents qui tentent malgré tout de suivre le programme que même les professeurs n'assument pas.

Alors? Cours d'appui ou challenge, à vous de voir...

06:29 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (12)

Commentaires

@Sandra Nicaud les adultes se sont trop facilement laissés damner le pion qui consiste à les faire jongler d'un coin à l'autre de l'hémisphère/canton-commune/ dès lors pourquoi les élèves ne participeraient-ils pas à finalement ce qui conduira les humains à leur perte .
Toutes ces réformes,changements délocalisations qui suivent à peu de chose près une nouvelle élection prouvent s'il en est besoin que ne plus savoir réfléchir par soi mène tout le monde dans le mur
Quand à certains écrits journalistiques autant ou ne pas les lire ou se dire qu'ils sont représentatifs d'un manque de savoir vivre car si réchauffement climatique il y a c'est bien dans le journalisme actuel ,depuis les infos en boucle on nous sers des articles réchauffés à qui mieux mieux
Mais peut-être est-ce pour juger du bon raisonnement ou de l'intelligence des lecteurs car en écrivant de fausses infos cela fait partie du jeu,précher le faux pour savoir le vrai grâce au numérique et ses nombreuses dérives
Les anciens journalistes étaient des gens sérieux et n'oubliez pas qu'en année d'élections Fédérales,tout va de travers ,alors courage pour tout le monde
très belle journée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 10/11/2014

Désormais, on ne "finit" plus à l'ECG ! L'Ecole de Culture Générale se spécialise désormais dans la préparation des métiers du social et de la santé.
Si je suis bien renseignée, la moyenne générale requise vient de passer de 4,8 à 5 (en sortant de 11ème LC du Cycle d'orientation).
Sans remettre en cause le fond de votre billet, j'aimerais malgré tout mettre en avant le fait que certains élèves rechignent beaucoup à la tâche. Le temps perdu en classe par certains se rattrape difficilement.

Écrit par : Calendula | 10/11/2014

il existe un sacré fossé entre notre génération et aujourd'hui .Dans le temps on étudiait en travaillant non sans avoir auparavant suivi des cours de rattrapage donnés à l'hôpital par des instits dévoués qui ne comptaient pas leurs heures et qui connaissaient toutes les histoire de famille de leurs élèves
Il est vrai que le jeux de rôle n'existant pas il était plus facile pour ceux nous instruisant de savoir qui disait vrai ou faux alors qu'aujourd'hui entre évaluations et menteries même une poule ne retrouverait plus ses poussins
Socialement on était très pauvres mais beaucoup plus sociables et à l'écoute des problèmes affectant les personnes isolées qu'aujourd'hui
A quand des masters d'amabilité ,de politesse et de sourires ?

Écrit par : lovsmeralda | 10/11/2014

On dit qu'il ne faut pas avoir la nostalgie du passé. Seul la "modernité" se justifie.
A lire certain blog les enseignants croulent sous des contraintes administratives toujours plus accablantes: déprimes allant jusqu'à burn out!

Sentiment d'un cafouillage général. Aux temps après-guerre apprendre à lire, écrire et calculer allait de soi et seuls les enfants dits "cas sociaux" avaient besoin de soutien, d'appui. Un enfant handicapé, en revanche, dans l'impossibilité de suivre le programme était orienté selon son potentiel.

Comment imaginer que des enfants qui viennent d'ailleurs éventuellement perturbés par leur passé (guerre, misère ou peur) et ne parlant pas couramment, ce dès le sein maternel, l'une ou l'autre langues du pays suivent le programme comme si de rien n'était?!

A trop demander l'impossible aux enseignants ne finiront-ils pas par renoncer à cette carrière?

L'école devrait être à l'école.
Les loisirs avec participation aux tâches ménagères à la maison.

Les parents travaillant à plein temps ne devraient-ils pas pouvoir ensuite en rentrant à la maison ne pas voir tout leur tomber sur les bras y compris coaching scolaire n'est-ce pas de la folie?

Jusqu'à quand?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 10/11/2014

Enseignante au C.O., je suis chargée de donner un soutien scolaire à des élèves de 10è-11è année. C'est gratuit, offert par l'école , après concertation entre les maîtres et ... les élèves refusent de venir. Je me retrouve à essayer de les motiver, mais tombe à plat.
Ce matin, en me retrouvant face à ce garçon, qui met les pieds au mur, j'ai dû repenser à votre billet. On va parler avec ses parents, on va essayer d'obtenir leur soutien - comment faire autrement ?
C'est une situation aberrante, mais il faut savoir qu'il existe des élèves qui ne sont pas preneurs, pour qui l'école ne fait pas sens.
Dans ce cas, il peut sembler logique de dire que les profs en sont responsables.
Ou pas.

Écrit par : Calendula | 11/11/2014

"Dans ce cas, il peut sembler logique de dire que les profs en sont responsables."

L'intérêt pour "apprendre" vient de l'éducation. Ce sont donc les parents qui sont en première ligne.

Morale de votre histoire: on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif.

Écrit par : Johann | 11/11/2014

On ne dit pas que les profs sont obligatoirement responsables, mais lorsque je lis un article qui prend automatiquement la défense du côté scolaire en accusant systématiquement les parents, je trouve cela injuste et je veux le souligner. Pour ce qui est de l'éducation, je pense qu'il n'y a pas que les enfants à critiquer.

Écrit par : Sandra | 12/11/2014

Si nous avions pu lire l'article auquel vous faites allusion, nous pourrions voir s'il s'agit d'un article injuste.
Si un journaliste se rend coupable d'un parti-pris, c'est effectivement déplorable. Ou sont-ce des autorités scolaires qui accuseraient les parents ?
Il est impossible de réussir l'instruction et l'éducation de nos enfants, si nous nous accusons mutuellement de manquements ou de mensonge.
Pensez simplement à cette réalité : la majorité des enseignants sont eux-même parents - la dichotomie est donc en partie impossible.
A propos des tests PISA, il a été relevé que le succès des élèves de certains pays tenait en partie au fait que l'école était respectée et que les médias, les politiques, l'opinion publique ne se livrait pas à une sournoise guérilla anti-école.
La société attend énormément de l'école et elle a raison, mais l'école ne peut être perçue comme un supermarché ou un lieu de services , où on prend ce qui nous convient sur le moment. Bien des enfants ont tendance à n'écouter que leur bon plaisir et comme le dit Johann, on ne peut pas toujours faire boire ( le processus d'apprentissage devrait se faire en classe, tout simplement ;-))

Écrit par : Calendula | 15/11/2014

De plus en plus d'élèves ont besoin de cours d'appui


Mis à jour le 09.11.2014 22 Commentaires


Les écoliers suivant un enseignement particulier en 8e et 9e année ont augmenté de quelque 10% en l'espace de trois ans, fait remarquer le spécialiste Stefan Wolter.


Cette progression est «énorme». Globalement, la part d'élèves inscrits à ces cours a grimpé de 30 à 34% de la totalité, s'inquiète le chercheur dans un entretien paru dans l'hebdomadaire SonntagsZeitung et repris par Le Matin Dimanche. Il s'exprime dans le cadre d'une nouvelle étude sur l'étendue du soutien scolaire.

Même les bons élèves éprouvent aujourd'hui des difficultés à entrer au gymnase. Ils doivent faire face à une forte concurrence dans les cantons présentant un faible taux de bacheliers, voire à un examen d'admission. «Peut-être seuls trois des quatre meilleurs éléments d'une classe parviennent à y accéder», illustre Stefan Wolter.

Parents trop exigeants

Mais l'expert en formation ne jette pas la pierre qu'à l'école. Les parents portent une grande part de responsabilité dans les cas d'écoliers ayant fréquenté les cours d'appui pendant plusieurs années. «Certains parents ne sont pas satisfaits de la performance de leur enfant. Ils veulent le pousser à des niveaux qui ne correspondent pas à ses capacités naturelles.»

L'enseignement particulier est bénéfique à court terme s'il est sporadique, par exemple lorsqu'un élève rencontre des problèmes dans une branche spécifique. En revanche, «les résultats s'avèrent plutôt négatifs si les leçons sont régulières et suivies pendant une longue période», souligne M. Wolter.

Les écoliers pourraient en effet réduire leurs efforts et renoncer à chercher eux-mêmes les solutions et réponses de leurs devoirs. Ils ne développeraient plus de stratégies d'apprentissage propres, craint l'expert. (ats/Newsnet)

Créé: 09.11.2014, 12h49

Voilà un extrait de l'article demandé.













































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Cette progression est «énorme». Globalement, la part d'élèves inscrits à ces cours a grimpé de 30 à 34% de la totalité, s'inquiète le chercheur dans un entretien paru dans l'hebdomadaire SonntagsZeitung et repris par Le Matin Dimanche. Il s'exprime dans le cadre d'une nouvelle étude sur l'étendue du soutien scolaire.

Même les bons élèves éprouvent aujourd'hui des difficultés à entrer au gymnase. Ils doivent faire face à une forte concurrence dans les cantons présentant un faible taux de bacheliers, voire à un examen d'admission. «Peut-être seuls trois des quatre meilleurs éléments d'une classe parviennent à y accéder», illustre Stefan Wolter.

Parents trop exigeants

Mais l'expert en formation ne jette pas la pierre qu'à l'école. Les parents portent une grande part de responsabilité dans les cas d'écoliers ayant fréquenté les cours d'appui pendant plusieurs années. «Certains parents ne sont pas satisfaits de la performance de leur enfant. Ils veulent le pousser à des niveaux qui ne correspondent pas à ses capacités naturelles.»

L'enseignement particulier est bénéfique à court terme s'il est sporadique, par exemple lorsqu'un élève rencontre des problèmes dans une branche spécifique. En revanche, «les résultats s'avèrent plutôt négatifs si les leçons sont régulières et suivies pendant une longue période», souligne M. Wolter.

Les écoliers pourraient en effet réduire leurs efforts et renoncer à chercher eux-mêmes les solutions et réponses de leurs devoirs. Ils ne développeraient plus de stratégies d'apprentissage propres, craint l'expert. (ats/Newsnet)

Créé: 09.11.2014, 12h49

Écrit par : Sandra | 16/11/2014

Merci pour ce complément d'information.
Si j'ai bien compris, cela concerne en premier lieu la Suisse alémanique.
Toutefois, nous savons qu'à Genève, env. 50% des élèves ont recours à un répétiteur à un moment ou l'autre de leur parcours scolaire.
L'article n'est pas très long, pas très fouillé et ne fait certainement pas le tour de la question !
Ce que j'en retiens, c'est l'augmentation des exigences. Il serait devenu plus difficile d'accéder au gymnase. Cela ne me semble pas impossible, même s'il est fréquent d'entendre que "le niveau baisse." En comparant ma matu ( 1974) avec ce que mes enfants ont dû fournir pour obtenir la leur (printemps 2013), je suis en mesure de témoigner que les exigences ont vraiment augmenté.
Par ailleurs, certains parents seraient trop ambitieux et obligeraient leurs enfants à viser des objectifs trop élevés.
C'est ici que se situerait la responsabilité des parents.
C'est ici que vous voyez l'injustice.
"Le spécialiste" constate que certains enfants se laisseraient aller à avoir une attitude d'assistés. Cela existe, même si ce n'est pas la règle. Ce sont les élèves qui disent : "Je ne vois pas pourquoi je participerai ( ou arrêterai de déranger), je ferai ça avec ma répétitrice à la maison !"
Dans ces cas, il serait effectivement nécessaire de négocier avec la famille pour réduire l'intervention du répétiteur, car la situation n'est pas saine.
Je crois déceler dans cet article l'idée, selon laquelle l'augmentation des cours extra-scolaires est un mauvais signal, le signal d'un dysfonctionnement. Ensuite, on cherche les causes et - oh surprise ! - on se rend compte qu'elles sont multiples et que tous les parties prenantes ont leur part de responsabilité.
Personnellement, j'adhère aux conclusions de "l'expert" ( les deux derniers paragraphes), même s'il est inconfortable pour tous de travailler à rendre l'élève autonome et de le motiver pour s'en sortir. Cela exige une étroite collaboration, une cohérence et confiance mutuelles.
Accorder ses violons exige davantage d'énergie que de se décharger les uns sur les autres.

Écrit par : Calendula | 16/11/2014

Je suis d'accord avec vous pour ce qui est d'une étroite collaboration, cohérence et confiance mutuelles. Néanmoins, il faut avouer que ce n'est pas le cas et qu'il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Justement, ne pas critiquer les autres comme le fait le journaliste, peu renseigné qui prend déjà son parti.

Écrit par : Sandra | 17/11/2014

Tous vos commentaires sont très instructifs et vos échanges constructifs. On constate que le triangle école-parents-élèves est définitivement bel et bien le nerf de la guerre. Pour Genève, le DIP et Mme Emery-Torracinta aujourd'hui, doivent impérativement se poser les bonnes questions et trouver des réponses rapides à cette problématique qui ne date pas d'hier. Une concertation avec d'autres organismes du Canton ne serait-elle par judicieuse ? Je pense à l'OFPC par anticipation pour les jeunes de la 9e à la 11e, à la FER par anticipation à un apprentissage dual pour cette même tranche d'âge, à la FER encore et la FEGEMS pour un partenariat entre les adultes, entrepreneurs, nos aînés dans l'appui scolaire et le soulagement de la charge reposant sur les enseignants et des parents absents ou dépassés, etc. à méditer sachant que ces jeunes représentent notre avenir !

Écrit par : Gérald | 17/11/2014

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