12/09/2015

Cauchemar scolaire

Il existe deux écoles. Celle des pauvres, celle des riches. On parle école publique, école privée.

Pourtant, dans l'école privée, il y aussi celle des pauvres, et celle des riches. L'échec scolaire, la démission parents, profs, élèves, la violence et les changements politiques à répétition font qu'il y a eu une croissance exponentielle de petites écoles privées. Des parents, désireux d'offrir à leurs enfants une instruction payante, quitte à se serrer la ceinture, ont fait de ces écoles, un choix obligatoire. Pourtant, ces écoles privées de petite envergure ne suivent pas le programme, éludent les problèmes et se cachent derrière des certificats pompeux et d'adhésions à des associations "recommandées".

Chaque année passée n'est pas un échec mais une attente à l'année d'après où l'élève arrivera à suivre. Mais à suivre quoi? Le DIP ne s'occupe guère de ces institutions, n'ayant aucun pouvoir de regard ou de décision. Ces écoles continuent malgré tout à leurrer des parents sous divers prétextes. Certaines maintiennent les élèves jusqu'à la fin de l'école obligatoire et les envoient à un apprentissage pour ne garder que les meilleurs. Une école élitiste qui démontrera un pourcentage élevé dans la réussite de ses examens finaux et donc une belle médaille pour leur école. D'autres qui berneront les parents par de belles paroles, les feront participer aux tâches de l'école en plus de ce qu'ils paieront, sous l' argument fondamental qu'ils s'intéressent à leurs enfants. Il y a aussi les écoles qui peinent à trouver des élèves, acceptent les enfants à problèmes qui se mêleront aux autres en provoquant des soucis.

Bref, les alternatives à nos chers bambins pour une instruction de qualité sont rares ou trop onéreuses.

Je vais parler d'un sujet qui fâche pour certains ou que d'autres ne comprennent pas: l'école à domicile.

Ah! Mais mon dieu! C'est terrible, des enfants trop couvés, une sociabilisation déserte, des élèves qui ne se développent pas dans le cercle de la vie etc..

Et ben non. De plus en plus de parents se tournent vers cette éventualité pour que leurs enfants possèdent les armes qui leur font défaut aujourd'hui. Qu'ils puissent acquérir les bases qu'on ne leur donne pas, qu'ils se développent dans une harmonie qui n'existe plus. Des sports extérieurs, des activités, des visites dans des musées et encore d'autres occupations font qu'ils seront plus sociables et plus ouverts.

Mais voilà, peut-on prendre le temps de nous occuper d'eux? Peut-on se marginaliser dans une société où seuls les moutons ont raison? Doit-on mettre sa peur de côté d'être montré du doigt parce qu'on ne fait pas comme tout le monde?

A méditer...

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Commentaires

Sandra Nicaud certes vous n'avez pas tout tort mais je peux vous certifier que de nombreux enfants ont apprécié l'école public justement pour fuir certaines ambiances familiales et la plupart ne sont pas restés cancres bien au contraire c'est le monde du travail qui a fini leur instruction de vie et ceci sans être des moutons bien au contraire ,tous ont appris très vite à cultiver l'individualisme se pliant aux règles en vigueur comme elles étaient à l'époque
Je connais un proche enfant autiste qui pour rien au monde ne voudrait avoir l'école à la maison ,ces petits copains sont ce qu'il y a de plus sacré pour lui
Heureusement nous vivons dans un pays ou chacun reste libre de ses décisions et qu'il n'y a plus aucun risque d'avoir des initiatives de dictateurs du genre d' Himmler du moins l'espérons nous tous
Très belle journée pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 12/09/2015

Pour les enfants à problèmes il est toujours indiqué de chercher à comprendre ce qu'il se passe tant à l'école qu'à la maison et loisirs.
Climat, ambiance familiale.
Statut socio-économique.

Comment la mère d'en enfant à problèmes scolaires accueillit-elle l'annonce de sa grossesse: enfant désiré, subi/imposé.

Françoise Dolto, livres à ce sujet, allait non seulement rendre visite chez l'enfant mais n'hésitait pas à se rendre à l'école d'un enfant à elle confié pour une cure psychanalytique.

Arrivant avant le début de l'école, un peu en retrait, elle observait l'arrivée des élèves ainsi que celle de l'enfant en cure... le tout sans perdre de vue qu'un enfant non désiré avec, éventuellement tentative d'"interruption de grossesse maison ratée", comme il peut arriver sans que la mère gardant son enfant à contre cœur en parle, se confie, est un enfant marqué à vie.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 12/09/2015

Le plus grand et véritable avantage des écoles privées, c'est qu'elles échappent, en partie du moins, aux modes de gestion moderne mises en place au DIP depuis deux ou trois décennies.

Écrit par : Mère-Grand | 12/09/2015

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